Europa


Europa


2016

Europa

Europa est un parc, une terre promise, une réserve. Nul besoin de savoir de quel côté de la barrière on se trouve, qui garde et qui est gardé.

C’est une mise en doute du fragment 16 du livre PARK de Bruce Bégout : « Au fond l’Arcadie ne fait fantasmer personne.C’est toujours l’Enfer de Dante qu’on lit, jamais le Paradis. »

À moins que ces deux mondes que tout oppose ne soient en réalité inextricablement mêlés.

Réactivant l’imagerie des années 20 et 30 des revues naturistes allemandes comme Lichtland, Eden, Lachendes Leben, les images de Europa cherchent à donner une représentation sensible de l’époque contemporaine.

Europa

2014-2015

Europa est un parc, une terre promise, une réserve. Nul besoin de savoir de quel côté de la barrière on se trouve, qui garde et qui est gardé.

C’est une mise en doute du fragment 16 du livre PARK de Bruce Bégout : « Au fond l’Arcadie ne fait fantasmer personne.C’est toujours l’Enfer de Dante qu’on lit, jamais le Paradis. »

À moins que ces deux mondes que tout oppose ne soient en réalité inextricablement mêlés.

Réactivant l’imagerie des années 20 et 30 des revues naturistes allemandes comme Lichtland, Eden, Lachendes Leben, les images de Europa cherchent à donner une représentation sensible de l’époque contemporaine.



Black Bloc Reconversion


Black Bloc Reconversion


2015

Black Bloc Reconversion

Un reportage sur un black bloc.

Après avoir laissé derrière lui une lutte âpre et inachevée, le black bloc semble avoir infiltré les terres d’Arcadie. Mais à l’instar de l’âge d’or ou du paradis perdu évoqués dans ces scènes, peut-être n’a-t-il  jamais existé ?

Black Bloc Reconversion

2014-2015

Un reportage
sur un black bloc.

Après avoir laissé derrière lui une lutte âpre et inachevée, le black bloc semble avoir infiltré les terres d’Arcadie. Mais à l’instar de l’âge d’or ou du paradis perdu évoqués dans ces scènes, peut-être
n’a-t-il jamais existé ?



Les Villages


Les Villages


2013

Les Villages

Une fiction anticipatrice.

Cette série photographique cherche à évoquer la condition sociétale, géographique des zones pavillonnaires par le biais d’une fiction anticipatrice

Le clocher, objet très visible dans les campagnes, rappelle que l’histoire de l’aména-gement des villages est étroitement liée à la culture religieuse. A l’opposé, toute construction symbolique semble exclue des nouveaux ensembles pavillonnaires. Ils ont été créés dans un but essentiellement de logement familial et leurs implantations forment des villages sans véritable centre. Les pavillons périurbains ont peu de rapport avec la campagne environnante et sont également loin des grandes villes.

Pour combler ou en réaction à l’isolement de ces populations, pour surmonter le sentiment d’abandon souvent ressenti, nous imaginons que dans un futur proche, leurs habitants pourraient être amenés à développer une culture communautaire forte, une autonomie organisée en réponse à cette relégation. Les signes en sont ces tours de guets surmontées d’un clocher, fonctionnelles et symboliques, tournées vers l’extérieur, à la fois protections et totems marquant le territoire.

La série Les Villages, convoque par un jeu de miroirs, le paysage dans sa tradition picturale et plus particulièrement sa représentation au XIXème siècle – en France avec l’école de Barbizon-, qui a été le support et l’enjeu d’une construction des imaginaires nationaux. En résumé, des paysages idéologiques.

Les photographies ont été prises dans une zone périphérique à environ 50 km, autour de Paris et Bruxelles

Les Villages

2013

Une fiction
anticipatrice.

Cette série photographique cherche à évoquer la condition sociétale, géographique des zones pavillonnaires par le biais d’une fiction anticipatrice

Le clocher, objet très visible dans les campagnes, rappelle que l’histoire de l’aména-gement des villages est étroitement liée à la culture religieuse. A l’opposé, toute construction symbolique semble exclue des nouveaux ensembles pavillonnaires. Ils ont été créés dans un but essentiellement de logement familial et leurs implantations forment des villages sans véritable centre. Les pavillons périurbains ont peu de rapport avec la campagne environnante et sont également loin des grandes villes.

Pour combler ou en réaction à l’isolement de ces populations, pour surmonter le sentiment d’abandon souvent ressenti, nous imaginons que dans un futur proche, leurs habitants pourraient être amenés à développer une culture communautaire forte, une autonomie organisée en réponse à cette relégation. Les signes en sont ces tours de guets surmontées d’un clocher, fonctionnelles et symboliques, tournées vers l’extérieur, à la fois protections et totems marquant le territoire.

La série Les Villages, convoque par un jeu de miroirs, le paysage dans sa tradition picturale et plus particulièrement sa représentation au XIXème siècle – en France avec l’école de Barbizon-, qui a été le support et l’enjeu d’une construction des imaginaires nationaux. En résumé, des paysages idéologiques.

Les photographies ont été prises dans une zone périphérique à environ 50 km, autour de Paris et Bruxelles



Battleship


Battleship


2011

Battleship

Naumachies dans les baies d’Antibes et de St-tropez.

Les Naumachies sont des spectacles de combats navals que donnaient les empereurs romains dans des amphithéâtres ou des bassins d’eau douce creusés à cet effet. Il m’a semblé qu’on jouait aujourd’hui encore, chaque été, un spectacle similaire dans les baies d’Antibes ou de St-tropez, comme dans tout lieu privilégié du yachting mondial. Avec cette série BATTLESHIP, j’ai cherché à retranscrire cette impression de la manière la plus réaliste qu’il soit, c’est à dire spectaculaire.

N’est-ce pas ce qu’on a vu naguère, lorsque César nous offrit l’image d’un combat naval, où parurent les vaisseaux des Perses luttant contre ceux d’Athènes ? À ce spectacle la jeunesse des deux sexes accourut des rivages de l’un et de l’autre océan : Rome, en ce jour, semblait être le rendez-vous de l’univers. Qui de nous, dans cette foule immense, n’a pas trouvé un objet digne de son amour ? combien, hélas ! furent brûlés d’une flamme étrangère !
Ovide, l’Art d’aimer
Traduction par M.Héguin de Guerle

Mais pour être complet, il faudrait contrefaire entièrement la lettre au ministre du 5 novembre 1805, de l’amiral Villeneuve rendant compte de la bataille de TRAFALGAR :

« A midi j’ai fait le signal de commencer le combat, dès qu’on serait à portée, et, à midi un quart, les premiers coups de canon ont été tirés des vaisseaux l’INTREPID, et l’EAGLE II sur le vaisseau PERFECT PERSUASION, chef de la file de la colonne ennemie de droite, portant le pavillon de GEORGE TOWN. Le feu a été interrompu un moment, il a repris un instant après avec plus de vivacité par tous les vaisseaux qui ont été à portée de le faire,ce qui n’a pas empêché ce vaisseau ennemi de couper la ligne en arrière de l’OFFICE. La colonne de gauche, conduite par le KAISER, portant le pavillon de GEORGE TOWN, faisait la même manœuvre et paraissait vouloir couper en arrière le FIRECRACKER, et sur l’avant du STORM I, mais, soit qu’il ait trouvé la ligne trop serrée sur ce point, ou qu’il ait changé d’avis pour tout autre motif, il était à demi portée de pistolet, et nous étions prêt à l’aborder, les grappins prêts à être jetés, quand il à lancé tout sur tribord et il est venu pour passer à poupe du STORM I. L’ALLIGATOR occupait derrière moi la place du DOMINATOR, (ce vaisseau était tombé sous le vent), il a honorablement repris le devoir d’un vaisseau matelot d’arrière d’un pavillon amiral. »

Battleship

2011

Naumachies
dans les baies d’Antibes
et de St-tropez.

Les Naumachies sont des spectacles de combats navals que donnaient les empereurs romains dans des amphithéâtres ou des bassins d’eau douce creusés à cet effet. Il m’a semblé qu’on jouait aujourd’hui encore, chaque été, un spectacle similaire dans les baies d’Antibes ou de St-tropez, comme dans tout lieu privilégié du yachting mondial. Avec cette série BATTLESHIP, j’ai cherché à retranscrire cette impression de la manière la plus réaliste qu’il soit, c’est à dire spectaculaire.



Les troupes de la Défense


Les troupes de la Défense


2004

Les troupes de la Défense

Une invention de la réalité.

Les Troupes de la Défense s’élabore donc comme une contre-mesure fictionnelle. En amplifiant les flux, de la bouche de métro à l’ascenseur du building « Coeur Défense », en accentuant les phénomènes de répétition, en se montrant attentif à la disposition des corps, à la gestuelle, ce qui n’était qu’un trajet devient lieu et temps d’une histoire. L’esplanade est alors le théâtre de processions, de défilés. Cette mise en chorégraphie est bien au sens de J.G Ballard une «invention de la réalité».

Les procédés de la représentation, autres enjeux de cette recherche, convoquent différentes esthétiques : le cinéma de science-fiction américain, la publicité, mais également les attributs des tableaux d’histoire .

Les troupes de la Défense

2004

Une invention de la réalité.

Les Troupes de la Défense s’élabore donc comme une contre-mesure fictionnelle. En amplifiant les flux, de la bouche de métro à l’ascenseur du building « Coeur Défense », en accentuant les phénomènes de répétition, en se montrant attentif à la disposition des corps, à la gestuelle, ce qui n’était qu’un trajet devient lieu et temps d’une histoire. L’esplanade est alors le théâtre de processions, de défilés. Cette mise en chorégraphie est bien au sens de J.G Ballard une «invention de la réalité».

Les procédés de la représentation, autres enjeux de cette recherche, convoquent différentes esthétiques : le cinéma de science-fiction américain, la publicité, mais également les attributs des tableaux d’histoire .



Welcome to children


Welcome to children


2005

Welcome to children

Reportage épique, fiction et parabole

Cette série est issue de plusieurs formes de récit : reportage épique, fiction et parabole. Cette forme semble adaptée à son sujet, puisqu’elle interroge le jeu des substitutions symboliques (ou perte du symbolique), institué par le capitalisme. Elle s’attache plus particulièrement à “l’initiation” des courses en famille, dont le premier objet rituel est le caddie. L’enfant est “présenté au caddie”. Le rite conforté par la répétition produit son effet : les initiés deviennent de petits-enfants soldats, meneurs de troupes.

Bienvenue aux enfants, titre d’une rubrique du site internet du Centre Commercial Val d’Europe et allusion directe à l’évangile: “Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas .”

Welcome to children

2005

Reportage épique, fiction et parabole

Cette série est issue de plusieurs formes de récit : reportage épique, fiction et parabole. Cette forme semble adaptée à son sujet, puisqu’elle interroge le jeu des substitutions symboliques (ou perte du symbolique), institué par le capitalisme. Elle s’attache plus particulièrement à “l’initiation” des courses en famille, dont le premier objet rituel est le caddie. L’enfant est “présenté au caddie”. Le rite conforté par la répétition produit son effet : les initiés deviennent de petits-enfants soldats, meneurs de troupes.

Bienvenue aux enfants, titre d’une rubrique du site internet du Centre Commercial Val d’Europe et allusion directe à l’évangile: “Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas .”



Station


Station


2006

Station

Catastrophe, révélation ou avènement ?

Station associe l’idée du paysage de banlieue comme « devenir du monde » (1) à l’idée de «paysage du monde» (Weltlandschaft) des peintures de la Renaissance : espace allégorique et réinventé, placé ici sous les signes de l’activité, de l’impermanence, de l’accumulation, de la précarité. Ces paysages « hésitants », irréels et visionnaires, et les figures qui y sont rattachées, en quête de sens, produisent le doute, suscitent des interrogations, à la manière de la peinture métaphysique et anachronique de Giorgio de Chirico.

Souvent photographiées de trois-quarts, les personnes paraissent être dans une attitude de prière, regards portés vers l’extérieur, vers l’infini. Cette attitude est à rapprocher de la position de l’orant, codifiée dans l’art médiéval et longtemps perdurée pendant la Renaissance .

Les postures de ces voyageurs, souvent de retour du travail, à l’arrêt, un court instant, sur les quais de la « Station », évoquent un destin collectif et l’hypothèse d’une prise de conscience, d’un projet, d’une aventure commune. Des visages qui scrutent à nouveau l’avenir … un possible retour de l’évènement qui, joué en hors champs dans ces images, reste indéterminé : catastrophe, révélation ou avènement ?

La série Station a pour objet d’inventer les tableaux d’«une histoire contemporaine ».

1 – Selon l’écrivain J.G Ballard.

Station

2006

Catastrophe, révélation ou avènement ?

Station associe l’idée du paysage de banlieue comme « devenir du monde » (1) à l’idée de «paysage du monde» (Weltlandschaft) des peintures de la Renaissance : espace allégorique et réinventé, placé ici sous les signes de l’activité, de l’impermanence, de l’accumulation, de la précarité. Ces paysages « hésitants », irréels et visionnaires, et les figures qui y sont rattachées, en quête de sens, produisent le doute, suscitent des interrogations, à la manière de la peinture métaphysique et anachronique de Giorgio de Chirico.

Souvent photographiées de trois-quarts, les personnes paraissent être dans une attitude de prière, regards portés vers l’extérieur, vers l’infini. Cette attitude est à rapprocher de la position de l’orant, codifiée dans l’art médiéval et longtemps perdurée pendant la Renaissance .

Les postures de ces voyageurs, souvent de retour du travail, à l’arrêt, un court instant, sur les quais de la « Station », évoquent un destin collectif et l’hypothèse d’une prise de conscience, d’un projet, d’une aventure commune. Des visages qui scrutent à nouveau l’avenir … un possible retour de l’évènement qui, joué en hors champs dans ces images, reste indéterminé : catastrophe, révélation ou avènement ?

La série Station a pour objet d’inventer les tableaux d’«une histoire contemporaine ».

1 – Selon l’écrivain J.G Ballard.



Dreamworks


Dreamworks


2006

Dreamworks

Travail et entertainment

La série Dreamworks initiée par Vincent Debanne en Slovaquie fait entrer en collision, par son titre même, deux registres a priori antinomiques : le travail et le loisir. Dreamworks fait référence à l’une des sociétés de production et de distribution les plus célèbres de Hollywood, temple de la société du spectacle, de l’Entertainment. Rêves et travail s’annoncent programmatiques. Lorsque le slogan d’une usine automobile s’avère être « Magic of working together », le photographe s’interroge sur la véracité d’un tel énoncé. Quelle est donc cette magie issue de l’effort collectif ? Quelle utopie voudrait nous faire croire qu’il est magique  de travailler ensemble dans l’univers aseptisé d’une usine en phase de test, au sol lisse et miroitant, aux structures métalliques rutilantes, aux chaînes de montage à peine étrennées ?

Si le photomontage est historiquement lié à la notion de travail, cette technique, formidable outil de propagande, est littéralement liée à l’un des éléments les plus emblématiques du monde de l’usine : La chaîne de montage. L’historien de la photographie Michel Frizot rappelle que « le photomontage est conçu comme une construction en référence à la chaîne de montage, une fabrication, une transformation de matériaux premiers. Le mot photomontage est né de la culture industrielle : montage de machines, montage de turbines1».

Chez Vincent Debanne, les formes circulaires qui rappellent les enchevêtrements de tuyaux, turbines et autres machineries des photomontages de l’entre-deux-guerre (cf. César Domela, Ruths-Speichen, 1928) sont remplacées, comme par une machination grotesque, par des toboggans qui reviennent comme un leitmotiv.

(…)

Audrey Illouz

Dreamworks

2006

Travail et entertainment

La série Dreamworks initiée par Vincent Debanne en Slovaquie fait entrer en collision, par son titre même, deux registres a priori antinomiques : le travail et le loisir. Dreamworks fait référence à l’une des sociétés de production et de distribution les plus célèbres de Hollywood, temple de la société du spectacle, de l’Entertainment. Rêves et travail s’annoncent programmatiques. Lorsque le slogan d’une usine automobile s’avère être « Magic of working together », le photographe s’interroge sur la véracité d’un tel énoncé. Quelle est donc cette magie issue de l’effort collectif ? Quelle utopie voudrait nous faire croire qu’il est magique  de travailler ensemble dans l’univers aseptisé d’une usine en phase de test, au sol lisse et miroitant, aux structures métalliques rutilantes, aux chaînes de montage à peine étrennées ? (…)

Audrey Illouz



Dispositifs


Dispositifs


2008

Dispositifs

Un stade, un cirque, un parc

« Un assujettissement réel naît mécaniquement d’une relation fictive. De sorte, il n’est pas nécessaire d’avoir recours à des moyens de force pour contraindre le condamné à la bonne conduite, le fou au calme, l’ouvrier au travail, l’écolier à l’application … » écrit Foucault à propos du panoptisme, défini comme un dispositif qui « automatise et désindividualise le pouvoir ». Dans un chapitre précédent de Surveiller et punir, intitulé « les moyens du bon dressement », il origine l’élaboration de ce dispositif, ou plutôt de ce réseau de dispositifs, dans le camps militaire, « cette cité hâtive et artificielle, qu’on bâtit et remodèle presque à volonté », objet de tout les perfectionnements, permettant d’affiner les schémas de la surveillance la plus efficiente.

La Série « Dispositifs » exhibe ces artifices, militaires et architecturaux. Les mêmes que ceux observés par Vincent Debanne sur les murs du Palazzo Publico de Sienne. Le panoramique effectué au Stade de France, par sa mise en avant des éléments architecturaux, son traitement de l’espace et sa thématique, convoque la fresque de Lorenzetti « Les effets du bon gouvernement à la ville et à la campagne ». A cette trame vient se superposer la fresque de Simone Martini, représentant Guidoriccio da Fogliano après sa victoire sur Montemassi. Cette fresque également panoramique représente un paysage déserté (à l’exception de son héros), structuré par l’ensemble d’un dispositif de combat désaffecté : fort, palissades, campement militaire. Tous les attributs du pouvoir « vertueux » sont donc donnés à voir au Palazzo Publico, l’obsession sécuritaire et le régime militaire de tout dispositif de gouvernance. « Notre société n’est pas celle du spectacle, mais celle de la surveillance «, disait Foucault pour se démarquer, alors que son oeuvre coïncide avec les analyses visionnaires de Günter Anders et de Guy Debord sur la société du spectacle.

Vincent Debanne a choisi de photographier les abords des lieux traditionnels que sont le stade et le cirque. Il apparaît que ces dispositifs de spectacles ou de loisirs  sont en permanence réactualisés, soit par les nouvelles technologie de surveillance et par une perfection structurelle ostentatoire (l’aspect machinique du stade de France, le blanc immaculé du mur d’enceinte et des chapiteaux de la multinationale du Cirque du soleil), soit au contraire en rejouant les signes, les symboles d’un pouvoir passé, se parodiant eux-mêmes dans un déploiement de drapeaux et de police montée. Convenant en cela assez bien à la vision parodique et exagérative des oeuvres de Vincent Debanne.

Dispositifs

2008

Un stade, un cirque, un parc

Il apparaît que ces dispositifs de spectacles ou de loisirs sont en permanence réactualisés soit par les nouvelles technologie de surveillance et par une perfection structurelle ostentatoire (l’aspect machinique du stade de France, le blanc immaculé du mur d’enceinte et des chapiteaux de la multinationale du Cirque du soleil), soit au contraire en rejouant les signes, les symboles d’un pouvoir passé, se parodiant eux-mêmes dans un déploiement de drapeaux et de police montée.