THE LAST SUMMER |
Ce livre hybride trouve sa forme et puis sa matière dans plusieurs genres : le livre de propagande, le guide touristique, le carnet d’études préparatoires. Ces trois genres ayant pour processus commun l’accumulation d’images, de motifs, et la réitération des mêmes motifs, altérés , rejoués et recombinés au fil des pages. Il reprend la ritournelle de la propagande : plaisir de la répétition, simplicité des lieux, des motifs reconnus et détaillés. Il nous donne à partager un désir de réassurance, de reconnaissance par le déploiement ludique et obsessionnel des mêmes signes formant une fiction convaincante : l’histoire d’un bel été Moscovite, ces mois de Juillet et Août 2008, juste avant la crise, un été de toutes les victoires. Tout à son efficacité, ce livre, à la manière d’un guide touristique, dresse l’inventaire rapide de quelques lieux et événements culturels dont on organise la visite.
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The last Summer s’origine enfin dans le carnet d’étude. Les photographies déployées dans l’ouvrage n’ont été produites dans un premier temps que pour fournir le matériel photographique destiné au montage des grands panoramas qui viennent ponctuer régulièrement le livre. Ces panoramas décrivent des dispositifs architecturaux et scéniques correspondant à la définition donnée par le philosophe Gorgio Agamben: « J’appelle dispositif tout ce qui a, d’une manière ou d’une autre, la capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler, et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants ». Mais très vite, l’idée que ces images pourraient aussi se monter sous la forme livre est apparue. L’accumulation effectuée sur des instants assez courts, la multiplicité des points de vue dans un même lieu, parviennent à tordre le récit, à rendre plus incertain le statut de ces images … La ritournelle entonnée par le livre semble fragile et hésitante, comme la fin de l’été |